ADÉNOMYOSE
Q1 — Définition de l'adénomyose ?
Définition anatomopathologique : présence de glandes et de stroma endométrial à l'intérieur du myomètre.
Q2 — Signes cliniques évocateurs d'adénomyose ?
- Dysménorrhées secondaires
- Ménorragies
- Douleurs en phase prémenstruelle
- Utérus dur et globuleux au toucher vaginal
Q3 — Examens complémentaires pour explorer une suspicion d'adénomyose ?
- IRM pelvienne
- Échographie pelvienne
Q4 — Traitements pour une adénomyose symptomatique (patiente 46 ans, sans désir de grossesse) ?
- Traitement de référence : Hystérectomie inter-annexielle
- DIU au lévonorgestrel
- Macroprogestatif de synthèse en continu
- Agoniste de la GnRH
ENDOMÉTRIOSE
Q5 — Définition de l'endométriose ?
Définition anatomopathologique : présence de glandes et de stroma endométrial en dehors de l'utérus.
Q6 — Formes anatomo-cliniques de l'endométriose pelvienne ?
- Endométriose superficielle (péritonéale) : implants d'endomètre ectopiques à la surface du péritoine
- Endométriome ovarien : kyste de l'ovaire à contenu liquidien couleur chocolat
- Endométriose pelvienne profonde (sous-péritonéale) : infiltration > 5 mm sous le péritoine (vagin, vessie, tube digestif)
Q7 — Signes cliniques évocateurs d'endométriose ?
- Douleurs cycliques rythmées par les règles
- Dysménorrhées tardives secondaires (vers J3 des règles)
- Dyspareunie profonde
- Infertilité
- Dyschésie (constipation terminale)
- Dysurie
- Au TV : utérus rétroversé, induration cloison recto-vaginale, induration des ligaments utérosacrés
Q8 — Bilan d'une suspicion d'endométriose ?
- Échographie pelvienne voie vaginale et sus-pubienne (endométriomes)
- IRM pelvienne (lésions profondes, endométriomes, adhérences)
- Cœlioscopie diagnostique (cartographie, stadification, traitement)
Q9 — Gold-standard pour stadifier une endométriose ?
La cœlioscopie diagnostique.
Q10 — Traitement de première intention pour endométriose symptomatique sans désir de grossesse ?
- Pilule oestroprogestative monophasique continue
- Macroprogestatifs de synthèse en continu
- DIU au lévonorgestrel
- Agonistes de GnRH (1 an maximum)
CAS CLINIQUES ENDOMÉTRIOSE
Cas 1, Q1 — Arguments en faveur d'un diagnostic d'endométriose (femme 27 ans, G0P0, dysménorrhées, pollakiurie, dyspareunie profonde) ?
- Terrain : femme jeune
- Dysménorrhées d'évolution croissante avec signes urinaires et digestifs
- Dyspareunies profondes
Cas 1, Q2 — Détailler l'examen physique ?
Constantes (IMC, TA, FC) · Examen sénologique · Examen abdominal (inspection, palpation) · Examen au spéculum (FCV, nodules bleutés) · TV+/-TR : nodule ligaments utérosacrés/Douglas, utérus rétroversé, annexes fixées.
Cas 1, Q3 — Examen paraclinique de première intention ?
Échographie pelvienne par voie abdominale et endovaginale.
Cas 1, Q4 — Si l'échographie est normale, examen de deuxième intention ?
IRM pelvienne avec préparation digestive préalable ± injection de produit de contraste (recherche d'endométriose profonde : signes urinaires, digestifs, dyspareunies).
Cas 1, Q5 — Traitement de première intention après diagnostic d'endométriose ?
Contraception hormonale : Pilule oestroprogestative, démarrée J1 des règles, prise régulière à heure fixe, contrôle glucido-lipidique à 3 mois.